Chronique d’une rechute annoncée…

28 sept 2011 by wandrille, 18 Comments »

Je devrais normalement faire un débriefing de mon passage à Paris à l’occasion du Festiblog, ce qui ne serait que justice eut égard à la gentillesse avec laquelle toute l’équipe accueille la crème et la lie mélangée de la production de bd en ligne.

Hélas, vous savez comme c’est, le monde est injuste, et moi aussi.

Ainsi, au lieu de dessiner des bd, ce qui permet de toucher un public aussi large qu’analphabète et de raconter ainsi les multiples aventures qui me sont arrivées durant ce bref séjour, comment le monde entier a pu découvrir que mon quatrième prénom était Hercule ou l’incroyable soirée où j’ai rattrapé à la course un jeune arabo-latin qui avait pratiqué le vol à l’arrachée sur bretonne, j’aurais pu aussi balancer que Loïc Sécheresse était encore bourré-relou à la soirée des auteurs, mais, en lieu et place de ça, je vais vous parler de ma petite santé et de la terrible rechute que j’ai connue au cours de ce week-end, rechute dont les organisateurs du Festiblog sont les principaux responsables,  et en premier lieu, Yannick Lejeune, Mike et Anaïs .

Qui voit rire Loïc Sécheresse ne trouvera pas facilement le sommeil les soirs suivants.

Donc pas de Nom-dropage, pas d’anecdotes croustillantes,  pas de ragots sexuels, pas de smoothie goût fenouil, pas d’histoire de Gü.

Simplement, la triste chronique d’une descente dans l’enfer de l’addiction, de celles qu’on craint de parler ouvertement, et dont les mères tentent de préserver du mieux qu’elles le peuvent les jeunes âmes des enfants prépubères et postpubards. Un truc dont on devrait tous être protégés : Les livres.

Je ne devais plus acheter de livres.

Et spécialement de bd.
En quittant la France, j’ai bazardé deux milles bd qui m’encombraient, un mur d’environ deux mètres cubes et je me suis senti délivré de choses qui me possédaient plus que je ne les possédais.

 

En plus c'était des vieilles bd, toutes poussiéreuses, écrites en vieux françois.

Hélas. Vous savez comme c’est, sitôt qu’un type sort de prison, il fait de son mieux pour y retourner.

Ainsi, alors même que mes spacieux appartements berlinois devaient me permettre d’atteindre zénitude et détachements des biens matériels, je me suis empressé de les encombrer de trucs. Des meubles au départ, tant le mobilier seventies est à la fois classe et bon marché par chez nous.

Mais pas de livres… A peine une ou deux vieilles éditions de manuel de français à l’usage des allemands, pour le côté curiosité (j’en ai une de 1933)

Et puis, petit à petit mes résolutions ont été battues en brèche.

Au départ, c’était soft. Juste une petite latte de temps en temps.

Je me faisais offrir des choses. Pas de la bd. Je m’autorisait des beaux livres, type les recueils d’illustrations de Gestalten, des recueils de carnets de croquis, des choses comme ça. Beaux et pansus mais surtout chers,  ces gras compagnons me tenaient un mois ou deux loin des étals des libraires.

C'est pas parce qu'on a jamais lu plus d'un livre qu'on ne peut pas réussir sa vie et gagner son paradis.

Il faut dire que l’éloignement de la France facilitait le sevrage, peu de choses traversant la ligne Maginot pour m’atteindre dans mon exil.

Il y a bien la librairie française, mais le libraire, tout en se réclamant du mouvement punk, pratique une politique de prix digne des banques suisses. Donc je ne m’y fournis guère.

Cependant, de temps en temps, je repasse par le pays natal, la mère patrie, et, a l’occasion, je cède à l’impulsion d’acheter un ouvrage avec des cases et des bulles. Je me trouve alors toujours de bonnes excuses. « c’est un copain, c’est pour le soutenir », « je vais l’offrir à untel » ou « c’est pour se rappeler quel goût ça a »….

Lamentable.

Dernière limite que je m’étais imposée : les bagages en soute. C’est un supplément payant chez easyjet, et je suis radin. Et paresseux. Alors porter un sac alourdi par de la bd prétentieuse (j’adore la bd prétentieuse) ça faisait beaucoup pour mon physique de sportophobique.

De temps en temps, un ami, du type  « qui vous veut du bien » m’envoyait de façon plus ou moins anonyme un colis tentateur.

C’est ainsi que j’ai reçu le dernier tome des AUTRES GENS ou un mirifique volume des Intégrales Gil Jourdan, chez Dupuis (une merveille).
De même, un dealer mal intentionné m’a fait passer quelques exemplaires de Scott Pilgrim (salaud !) ou très récemment, j’ai reçu en direct d’Angoulême, plaque tournante du trafic, un livre édité par Cornelius et portant le sinistre titre de MAUDIT VICTOR, d’un certain Benoît Preteseille, dont je vous décourage absolument la lecture si vous n’aimez pas être entrainé dans une histoire intelligente et originale.

Un livre avec des Loïc Sécheresse dedans.

Je fais semblant de lire, du bout des yeux, bien sûr, car ma volonté  est d’acier.
Je tiens encore bon. Enfin je tenais…

Jusqu’à ce week end.

Car oui, j’ai cédé, retombant dans la spirale infernale. A cause de la générosité des organisateurs du festiblog, j’ai pu avoir un bagage en soute, que j’ai bourré de jeux « COUPS D’UN SOIRS » dont la cinquantaine d’exemplaire emportés pour l’occasion a disparu dans le week end (message subliminal : achetez « coups d’un soir »).

Je rentrais donc à vide.

Et c’est là que Satan, revenant d’une séance de cinéma avec Odieux Connard, m’est apparu et, indiquant de son doigt crochu ma valise a roulette vide, il mima d’un geste obscène l’acte de tourner des pages… Je fermais les yeux, mais il était toujours là, devant moi, me parlant dans des bulles, portant des cases à bout de bras… Mes mains tremblaient, ma conscience hurlait « non, ne fais pas ça ! » Mais Satan me sussura à l’oreille : « allons, tu vas attraper un vilain métèque voleur de poules, tu as bien droit à une petite récompense ».

Je savais que cet acte de bravoure ne me vaudrait pas la légion d’honneur que je mérite tant… Alors ma vanité, prenant le dessus, emboîta le pas au démon et bras dessus bras dessous, ils m’entrainèrent vers la librairie du Festiblog, tout en me rappelant qu’en tant qu’auteur invité, j’avais droit à 15% de réduc.

Le précipice était là, devant moi, ouvert… Que croyez vous que je fis ?

Je plongeais et ne remontais que ma valise lestée d’une trentaine de kilos qui allait me valoir de payer un coûteux surpoids au guichet easyjet.

J’adore la plongée, que voulez vous…

J’ai pris de tout, je me suis roulé dans les pages, et ne me suis réveillé que ce matin, exangue et honteux, osant à peine me regarder dans le miroir, alors même que je déménage le mois prochain et que tout ça  va encore faire un carton bien pesant à trimballer.

Pour exorciser ma honte, je vais détailler la liste des dangereux opiacés dont je me suis gavé, ne faites pas ça chez vous et, si vous avez des enfants, ne les laissez par lire plus loin.

Procédons par ordre de genre.

Tout d’abord, la drogue du pauvre : le fanzine.
En général, je suis assez peu preneur. C’est un truc de prolo, souvent collectif, régulièrement moche et mal relié, aux qualités inégales selon les contributeurs à qui on montre peu d’exigence, vu que c’est tout pas payé et que ça va être imprimé sur papier chiotte.

J’en ai des caisses, ça laisse assez peu de souvenirs et ça intéresse quasi personne en général,  à part peut être les voisins du stand de fanzines d’à côté dont on a soi-même acheté les merdes autoproduites.
Mais là, voilà, je suis tombé sur une merveille. De la bonne came, du super matos, du travail soigné, des ingrédients choisis… une vraie tuerie.

Il s’agit de LA DREAM TEAM.

En plus la couverture est belle, ça sent les couleurs de Wouzit...

 

Ce petit comics d’une trentaine de pages est dû au talents combinés de Dromadaire Bleu, Wouzit, Thomas Mathieu et Maadiar avec des morceaux de Lilla et de Lucile Gomez dedans. L’objet est beau, pas cher, édité à tirage limité et l’histoire, sous ses dehors improvisés, est parfaitement cohérente, avec des dialogues très bons. On a du mal à croire qu’il s’agit d’un truc fait à tant de main, tellement l’ensemble se tient et se lit d’une traite, malgré les styles de dessins très variés.

C’est drôle, il y a des mecs tout nus et des filles toutes habillées, sauf Lucile Gomez qui est à poil, comme d’habitude.

J’aime Lucile Gomez. Elle est grande et belle et sa poitrine est digne des volcans d’Auvergne quand il riaient fort. Et elle est talentueuse aussi, mais franchement, à côté des volcans d’Auvergne de quand ils riaient fort, ça pèse pas lourd.

 

Et que sapelorio Lucile Gomez

 

 

Après cette mise en bouche, j’étais mur pour me piquer avec du lourd…
Et ça n’a pas trainé… De la bonne Bande Dessinée des familles, du blogueur de fond.

J’ai d’abord donné dans la valeur sûre,  le livre du professeur à moustache, Marion Montaigne, « Tu mourras moins bête », que je n’ai pas encore eu le temps de relire (vu que j’ai déjà tout lu en ligne) mais qui m’a refait de l’œil à l’aéroport… ça c’est la classe, quand tu retrouve ton livre en relais Hachette. Bon, il était en tranche, j’ai bazardé discrètement une merdeveille type « Mimistinguette au naturel » et à la place j’ai mis le Marion Montaigne en évidence, non sans lui avoir ajouté le bandeau d’un prix littéraire quelconque subtilisé sur le dernier roman à la mode d’un télégènique qui fait des livres en étoffant des pitchs publicitaires et dont la production n’a que les deux syllabes en commun avec la littérature.

Changer le monde pour le rendre meilleur passe par ce genre de petits gestes quotidiens.

 

Le professeur à moustache pourrait elle aussi se maquiller de temps en temps.

Autre valeur sûre, j’ai investi dans la réédition du pavé des CHICOU-CHICOU : Boulet, Aude Picault, Erwann Surcouf, entre autres pointures… une autre Dream Team en quelques sortes.
Comme chacun ici connaît le blog éponyme, je ne m’étendrais pas sur la chose. J’avais déjà parcouru l’objet et, bien sûr, certaines trouvailles du blog avaient été dures à adapter. Mais bon, grosso modo, ils s’en étaient bien tirés, alors voilà, paf, je l’ai pris.

Là aussi, le temps m’as manqué et je ne l’ai as encore relu, mais je crois que je vais avoir beaucoup de plaisir à retrouver certaines histoires, notamment celle du camp scout (pour des raisons personnelles qui ne vous regardent pas, tout comme mon quatrième prénom, qui est Hercule, mais oui et alors ?).

Autre collectif que j’ai pas encore lu, mais dont l’achat s’est imposé : Vivre Dessous, un recueil d’histoires de plusieurs auteurs réunis sous la direction de Thomas Cadène, suite à un concours lancé l’an dernier lors de la soirée Révélation Blog.

Il y a là-dedans Thomas Cadène, dont je n’ai pas assez dit tout le bien qu’il faut en dire, quoi que ses héroïnes soient de fichues girouettes, mais aussi plein de bons dessinateurs et auteurs, dont la charmante Anne-Lise Nalin ou la divine Terreur Graphique.

C’est chez Manolosanctis, ce qui est toujours la garantie d’un bel objet livre.

Le nuage rouge. Une peinture de Mondrian. Thomas Cadène n'est qu'un voleur.

J’avais fait un bon scénario pour cette chose là, hélas, la dessinatrice qui m’avait demandé de lui faire cette histoire a finalement refusé de le dessiner, au motif qu’il y avait des militaires dedans et qu’elle était anti-militariste.

Ne riez pas, je n’invente rien.

C’est comme si moi je refusais d’écrire des histoires avec des fumeurs au motif que je ne fume pas.

Je ne sais pas ce que vaut l’album final, Thomas a t’il réussi le pari de la cohérence, patchwork ou mosaïque, je vous donnerait mon avis là-dessus plus tard ; ou pas, parce que après tout, je ne vous dois rien, et surtout pas de tenir des promesses faites inconsidérément dans un article trop long d’un blog trop peu lu.

Je parlais de Scott Pilgrim, j’ai acheté aussi le tome 4 et je vous encourage à lire cette bd paru dans un format qui rappelle un peu le manga. Son dessin accessibles, faussement facile qui fait croire que tout le monde pourrait dessiner de la bonne bd, son histoire à la fois fun et dynamique, blindée de références, et sa narration inventive en font un must.

Je suis fasciné par la façon dont son auteur, un sale chinois canadien, réussi à accélérer encore les ellipses temporelles,  jouant ainsi sur cet élément primordial du medium BD. Le film était d’ailleurs une réussite de ce côté là et avait gardé cet espèce de « saut dans le temps narratif » continu, qui fait qu’on ne s’ennuie jamais et que les espaces de repos sont d’autant plus forts. En revanche, au niveau du scénario, le film est un décalqué du livre fait par un aveugle analphabète.

Pour ceux qui s’intéresse au rythme en bd, Scott Pilgrim est un maître, formidablement inventif.

Et puis c’est drôle.

 

Attention à ne pas confondre Scott Pilgrim avec Scott Bakula "oh bravo"

 

 

Moins drôle, mais complètement réussi, l’une des deux nouveautés de Martin Singer, TOX paru chez un nouvel éditeur POIVRE ET SEL, une structure éditoriale montée par Benoît Houbard, l’animateur de l’ancienne revue web LE REB, qui avait aussi été l’un des deux fondateurs de LA CAFETIERE.

Martin Singer est un blogueur et c’est aussi un de mes auteurs. Il vient de publier chez nous COCO & MAITWESSE une fable colonialiste et sexiste très jouissive où l’auteur exorcise ses fantasmes de soumission sexuelle à la femme blanche en se représentant en petit nègre, époque TINTIN AU CONGO.
Ce n’est guère politiquement correct, et du coup, ça me plait.

FOX, en revanche, nous plonge dans le quotidien d’un clochard sans abri. C’est assez dur, malgré un dessin tout rond et une mise en couleur pastel. C’est surtout très bien écrit.

L’éditeur a fait le choix étrange de séparer le livre en deux parties, ce que je comprends mal, mais bon… En tout cas, la lecture de ce premier tome est un moment assez fort et si on sourit parfois, l’illustration de l’exclusion est le véritable fond de ce court récit. C’est réussi.

Voilà, j’en ai fini avec la bande-dessinée, cette marâtre acariâtre qui sait parfois être si belle quand elle me brutalise.

Parce que j’aime aussi le dessin, j’ai investi dans des recueils de croquis.

Tout d’abord, les croquis d’ASEYN, paru chez Charrette, un petit éditeur qui chouine régulièrement qu’il arrive pas à vendre ses livres. Si j’aime pas trop le marketting geignard, force est de reconnaître qu’ils ont bon goût.

En effet, Aseyn est un des plus grand dessinateurs de la génération blog, rappelons qu’il a gagné la première révélation blog (et non Goupil Acnéique, comme son éditeur, sans doute mal informé, le prétend pour mieux vendre un livre dont la qualité suffit déjà à faire tout le boulot, à savoir l’excellent PAF & HENCULE avec Abraham Kadabra au scénario).

Bref, Aseyn, c’est beau, c’est magnifique. A mon avis le format de la collection est trop petit pour vraiment rendre grâce au travail des auteurs, c’est bien dommage.

Ce n’est pas le cas en revanche pour le carnet de dessins de BEUVILLE, édité par les même Charrette. Beuville est un immense illustrateur, que je rapprocherais de Gus Bofa.
Je n’ai pas encore eu le temps de me pencher sur les dessins qui sont présentés, mais je me garde ça goulument sous le coude pour me faire un petit plaisir solitaire un soir de déprime.

 

Autre carnet de croquis, le premier tome de la série CINEMA de François Avril, chez Alain Beaulet. Là encore un format trop petit, dommageable à mon avis, et un prix complètement prohibitif de 5 euros pour 16 pages noir et blanc, aussi cher que mes Psychanalyse du héros,  qui sont déjà du vol, proche du racket organisé, mais qui offrent au moins de la couleur au lecteur.
Comme j’aime François Avril, et que j’ai eu un plan pour avoir cette chose là moins cher, je l’ai tout de même pris… Cela dit, je conseille plutôt l’achat du MA-GNI-FIQUE recueil paru chez Vertige Graphic qui là pour le coup envoie du lourd et on en a pour son argent avec un format parfaitement adapté au travail de ce grand artiste.

En avril, ne te découvre pas d’un fil. Et le reste de l’année non plus, ou bien il t’en cuira.

Il y a une élégance dans le travail de François avril, une simplification, un trait qui m’émerveillent et m’émeuvent plus que n’ont pu le faire les démonesses lascives de Froideval quand j’avais dix-sept ans.

Oui, ça veut dire que je bande devant ses dessins. On a tous nos petites perversions, ne me jugez pas.

Enfin, j’ai aussi investi dans deux-trois catalogues d’expositions parce que ils valent parfois les Art-Book les plus classieux (genre ceux de Café Salé, dont on m’a gentiment offert récemment le livre hommage au victime du séisme japonais, très beau. Le livre. Pas le séisme. Quoi que… )

Le premier est un recueil de 500 dessins de Nicolas de Crécy. La chose est encore sous blister, mais je suis heureux que les douaniers allemand ne m’aient pas attrapé avec ça, j’en aurais pris pour 20 ans au moins.

Puis il y a ALACK , le catalogue d’une exposition sur Jose Munoz, immense maître de la bande dessinée, dont la série Alack Sinner, réalisée avec Carlos Sampayo, est un chef d’œuvre.

Il paraît que c’est enrichit de textes inédits de ce dernier. Je jubile à l’idée de lire tout ça.

Ces deux premiers ouvrages ont été publiés par la galerie BDARTISTE(S).

Enfin, le dernier des catalogues, mais pas le pire (last but not least diraient ces enfoirés d’anglais), c’est le catalogue de l’expo consacrée récemment au dessinateur PEYO

« Pierre Culliford Alias PEYO, vie et œuvre d’un merveilleux conteur », ça je l’ai lu dans l’avion en rentrant. Et j’ai plané. Très haut au dessus de mon siège.

Peyo est non seulement un très grand conteur, mais c’est aussi un maitre dessinateur, avec un découpage exceptionnel et un humour formidable. J’ai pu redécouvrir des planches de « Johann et Pirlouit » presque oubliées, aux gags irrésistibles, quelques planches de « Benoît Brisefer » pleine de tendresses et de poésies, avec la redoutable Madame Adolphine (en référence peut être à notre bien aimé fürher) ou enfin les gags muets du chat Poussy.

Et la planche de « l’oeuf et les schtroumpf » où un schtroumpf indécis sur son souhait se fait changer en saucisse… Je me souviens encore de l’éclat de rire qu’on avait eu avec mes petits frères en lisant ça, à dix ans, dans la librairie. Mon père nous avait acheté le livre tout de suite.

Les textes apprennent peu de choses, on est un peu dans la glose, on ne connaît pas bien l’enfance et la vie privée du dessinateur et on évoque à mots très couverts la fin de ce créateur qui s’est perdu dans un costume d’homme d’affaire et a perdu le lien avec sa création au profit des profits ce qui l’a sans doute conduit à une mort prématurée par crise cardiaque.

Je déplore un peu ce manque d’information sur sa personnalité réelle, mais ça peut se comprendre. En effet, l’exposition étant surtout le prétexte à une vente chez Artcurial. Il s’agissait donc plus de présenter l’artiste et son rapport à l’œuvre et aux planches exposées que de rentrer dans le détail de sa vie intime, plus intéressant à mon avis, mais moins directement exploitable comme arguments de vente.

Vous pouvez consulter sur le site d’Artcurial le prix des planches annoncé, c’est de la folie, mais les planches sont belles.

Les enfants, ils peuvent vous ruiner la plus belle des planches.

Du coup, comme moi aussi, je suis un fou, j’ai acheté à Berlin des planches originales, parce que je suis bête. Mais heureux. J’aurais du investir dans un placement rentable, déposer ça sur un plan d’épargne logement pour investir dans l’immobilier berlinois, mais non.

J’ai préféré me porter acquéreur d’une planche de Frederic Peeters issue des « Pilules Bleues », un chef d’œuvre parue chez ATRABILE (sans sa fin réelle cela dit. Fin qui n’a été éditée qu’en tirage à part collector, alors qu’en allemand c’est tout complet) et de l’original de la couverture du Lone Rider de Mahler chez REPRODUKT, fantastique auteur autrichien qu’on peut lire en France chez l’Association, la maison d’éditionde de JC Menu avec 5 autre auteurs, puis de Menu tout seul, puis des autres maintenant (c’est compliqué).

Adieu mes économies. Bonjour Pattes et Raviolis.

Voilà, comme vous voyez, j’ai bien rechuté.

La cure de désintox, est pour bientôt.

A bientôtetement votre

W

PS : si vous ne trouvez pas en librairie les derniers ouvrages cités, sachez qu’ils sont distribués par MAKASSAR et que votre libraire peut donc les commander. S’il prétend qu’il ne travaille pas avec MAKASSAR, ça veut dire qu’il n’a pas les livres WARUM et VRAOUM et il est donc de votre devoir de le tancer d’importance.
Les libraires se plaignent tout le temps, rappelez leur qu’ils ont sans doute le plus beau métier du monde après pute et prof, et demandez leur de faire leur taf, non mais sans blague.

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18 Comments

  1. Mike dit :

    Désolé pour la rechute.

  2. wandrille dit :

    Ouais, c’est moche, je vous envoie mes avocats

  3. cubik dit :

    il faudrait peut-être que tu apprennes à lire aussi, ça peut t’aider dans ton addiction. Genre le titre d’un livre dont tu mets la couverture juste en dessous et qui affiche en gros Fox.
    Ceci étant dit, j’aimerai bien connaitre la fin réelle de Pilules Bleues

  4. wandrille dit :

    Ils tentent d’avoir un enfant tous les deux, parce qu’on leur a dit qu’il y avait de grandes chances qu’ils ne soit pas séropositif. Et ça marche.

  5. M.le chien dit :

    Bon, ok, ok, mais est-ce qeu tu vas acheter la mienne, c’est surtout ça qui importe avant ton sevrage.

  6. wandrille dit :

    Je la commande tout de suite sur internet.

  7. Lommsek dit :

    Ouais, et t’oublieras pas de faire de la pub pour la mienne, qui sort le 3 NOVEMBRE PROCHAIN dans les librairie, grandes surfaces, et piscines couvertes.

    PS : c’est vrai. Pour Sécheresse.

  8. wandrille dit :

    Putain mais les mecs, faites péter les services de presse, voilà !

  9. Mimi la pute dit :

    Et ma BD à moi alors? Avec tout le travail que j’ai fait, même pas une petite pub pour moi?

  10. wandrille dit :

    Ben non…

  11. Hey merci pour la critique élogieuse !
    Et désolé d’avoir tricher comme un connard en jouant à « coups d’un soir ».

  12. wandrille dit :

    C’est pas grave, t’as pas gagné… et sinon, il s’agit d’éloges mérités, alors ça va.

  13. maadiar dit :

    Merci pour les compliments.

  14. wandrille dit :

    Bah de rien, pour une fois fous faites un truc bien^

  15. Moi je voulais pas triché c’est la gouine à 65% qui m’a forcé. (et elle a gagné)

  16. wandrille dit :

    Une gouine à 65%, ça n’existe pas. Fais le ou ne le fais pas, il n’y a pas de % dans la gouine.

  17. BraiMMsoda dit :

    Super article, toujours bien écrit, ça en devient lassant…
    Sinon, où diable as-tu trouvé la photo de cette charmante plongeuse ?! O.O

  18. wandrille dit :

    j’ai du faire une recherche google… je suis vraiment un gros paresseux.

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