Le mail de mon frangin, un autre Arthur.

14 nov 2012 by wandrille, 1 Comment »

Suite aux délicates interventions de mes frères, je me permets de rappeler quelques données.
Toutes les études sur les enfants issus de couples homosexuels ont démontré qu’ils ne développaient pas plus de troubles psychologiques que les autres. Souvent enfant unique, une attention particulière est donnée à cet enfant, ardemment désiré et aimé. L’amour des parents est l’élément essentiel pour bien grandir, peu importe le sexe des parents.
En ce qui concerne la construction identitaire, parentalité et identité sexuelle ont énormément évolué depuis un siècle. Les parents s’occupent et se préoccupent de plus en plus de leurs enfants, notamment les pères. La masculinité n’est plus antinomique avec le fait de s’occuper des enfants, et la femme n’a pas une capacité inné de bien s’occuper des enfants. Je vous renvoie aux travaux d’Elisabeth Badinter sur ces deux sujets.
Masculin et féminin sont des notions devenus flous, des cases plus aussi rassurantes. Être un mec ne veut plus dire jouer la brute épaisse insensible, et être une femme n’est plus synonyme de douceur maternelle un peu cruche. Nous sommes libres à présent de ces identites plaqués et la diversité de définitions de ce qu’est le masculin et le feminin en témoigne.
Il en est de même en ce qui concerne la parentalité et les rôles de père ou de mère. Ils sont proteiformes et varient selon les individus.
La science nous a permis de séparer la sexualité de la fécondation, permettant à ces messieurs de copuler à tout va sans conséquences, à ses dames de ne peux plus être limité à un rôle de poules pondeuses, mais aussi de pouvoir potentiellement avoir un enfant, sans passer par un rapport sexuel avec un homme. Ces évolutions peuvent être critiquables, mais remettre en cause ces dernières, c’est remettre en cause la liberté de la femme.
L’homosexualité angoisse principalement les hommes, et nettement moins les femmes. Pourquoi? Parce que cela suppose de penser une identification à la femme comme un corps qui prends plaisir à être pénétré, et cela pour les grosses chochotes que nous sommes, c’est insupportable.
Car ne nous leurrons pas. Ce qui se cache derrière l’opposition au mariage homosexuel, c’est l’idée qu’un enfant doit être élevé par une mère. Ainsi, si l’on interroge les anti mariages homos, on découvre qu’ils sont nettement moins dérangés par une enfant élevé par deux femmes, que par deux hommes.
Nos bonne vieilles religions monothéistes, sont bien évidemment d’accord sur cette opposition, car elles ont toujours vu d’un très mauvais oeil c’est libération de la femme de son rôle de mère. Car si être femme ne veut plus dire être mère, ça veut dire que ces femmes vont occuper l’espace publique et faire de l’ombre aux hommes qui tiennent l’etat et les religions. Elles pourraient vouloir rivaliser avec nous et sortir de leur cuisine, quelle horreur!
L’Etat en reconnaissant du mariage homosexuel nie t’il la différences des sexes? Non, notre carte d’identité continue à donner cette lettre H ou F qui situe chacun dans une catégorie. Comme la couleur des yeux, de la peau ou des cheveux, elle faite partie de l’identité individuelle, permettant de distinguer un tel d’un autre. Notre constitution reconnaît que nous devons tous être égaux en droits, donc chaque individu peut être à même d’élever un enfant, en dehors de contre indication médicale. L’homosexualité n’est pas une maladie, elle n’est donc pas une contre indication pour élever des enfants. Elever un enfant c’est prendre conscience de sa résponsabilité vis àvis de lui pour l’aider à grandir. Point. Pas de lui apprendre à se comporter comme une gentille fifille, ou un vrai couillu!
Après on peut vouloir revenir en arrière, se dire que c’était mieux avant, en oubliant les atrocités et la plaie que c’était de vivre sans hygiène, sans confort, etc.
A cause d’Eve, on a pris conscience de notre mortalité, on  a pris conscience, et on est plus des animaux. C’est moche mais c’est comme ça. On peut lui en vouloir de nous avoir sortie de la béatitude de ne pas savoir qu’on allait mourrir, de l’angoisse face à ses actes, etc.
Mais on peut aussi la remercier, de nous avoir permis de faire tant de grandes choses.

 

One Comment

  1. Tcherio dit :

    Salut,

    Franchement, parlant Français comme tu le parles ou l’écrit, penses-tu être en mesure de critiquer Pierre Desproge, qui en plus d’être un comique extraordinaire, était un lettré et un écrivain hors pair. Quand je vois une personne incapable d’écrire un article, sans faire de fautes de syntaxes à chaque ligne, je doute quel soit capable de comprendre Desproges. Sincèrement, je ne pense pas que vous possédiez une culture suffisante.

    Bien à vous.

    Est ce qu’on se tutoie ou est ce qu’on se vouvoie, j’ai du mal à faire le tri ? Sincèrement, je vous remercie de votre appréciation de ma culture et, puisqu’on en est à tout se dire, je croie sincèrement qu’il vous manque l’humour et le recul nécessaire pour apprécier cet article.

    Bien à toi.

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