Rock en Seine 2018

26 août 2018 by wandrille, No Comments »

 

Cette année, par la grâce de mon ami Rolland, j’ai eu la chance de passer un jour à Rock en Seine, moi qui ai, pour la musique, la curiosité d’une hyène pour les légumes (alors que j’ai plutôt une bonne oreille et une mémoire quasi autistique pour les mélodies, vlà le gâchis).

Au dernier moment, mon comparse m’a averti qu’il ne pourrait être présent parce qu’il était dans les Rocheuses. Bon. On a tous des problèmes, faut pas juger. Du coup, je l’ai remplacé par mon cousin, amateur de gros sons hip hop. Le garçon vient de Versailles, c’est la banlieue, c’est pour ça.

Comme dans ces cas là, il vaut mieux préparer en amont, on a demandé conseil à ceux de nos amis les plus pointus qui, eux, s’y connaissent et s’y intéressent. Une liste de choses à écouter en priorité avant d’aller y mouiller son cornet acoustique.

J’avais pas trop envie de voir Charlotte Gainsbourg, ni Liam Gallager, donc ça, c’était out d’office.

Mes consiglioris musicaux ont fait une grande unanimité autour de Fat White family. Il fallait aller voir ça.

J’ai aussi laissé trainé mes oreilles du côté de King Gizzard and the Lizard Wizard , Malik Djoudi, et Cigarettes after sex.

Pour le dernier, ça s’écoute bien, je ferais bien plusieurs trajets d’ascenseur avec ça en musique de fond. Malheureusement, ça passait au milieu de l’après midi sur la grande scène.  C’était plutôt le moment de boire des bières avec l’ami Pochep qui sortait d’une performance de Quizz dessiné.

Le premier concert qu’on a vraiment entendu fut donc King Gizzard and the Lizard Wizard , dont j’avais écouté un album un peu rock seventies baba coulant, avec des voix à la MGMT, bon… J’étais moyen convaincu.

On a quand même décidé de donner sa chance au produit, et bien nous a pris, parce que, sur scène, ça envoyait du bois, avec notamment un guitariste moustachu charismatique qui équilibrait le lead singer chevelu, énième incarnation du guitar hero bonjoviste à midinette. Le premier, avec sa tête de mec inquiet de pas faire de fausse note, arrivait à porter des chaussettes blanches très apparentes et à avoir la classe. On avait pas vu ça depuis Mickael Jackson.

Le public est assez rigolo à regarder et à dessiner.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a un photographe ultra looké avec un mini tabouret pour prendre ses photos de la façon la plus ostensible possible avec son très gros objectif.

On sent le besoin de compenser.

Comme toujours dessiner, c’est la garantie d’attirer une sympathie venue de nulle part et de voir quelques curieuses se rapprocher pour jeter un œil vorace sur des dessins biens mais pas top, mais suffisant pour impressionner.

A la fin du set, on émigre vers la scène ou joue BLACK STAR, du hip hop avec des cuivres. Tout le monde est habillé en noir et blanc, ça fait très boys to men. C’est pas mal. Surtout les cuivres en fait.

Mon cousin aime bien le rap mais là, c’était pas assez bien apparemment.

Donc on est allé manger des pizzas hors de prix. Elles furent mémorables dans le sens où je me suis brûlé le palais et que je la sens encore cette trois fromages (d’ailleurs quel est le fromage qui a été sacrifié dans le passage de la quatre fromage à la trois fromage ? Je pose une question de fond…)

Liam Gallagher commence à beugler sur la grande scène, tout le monde se rapproche, on s’éloigne. On migre devant la scène île de France où chante PLK, jeune rappeur de 20 ans, d’origine Polak comme l’indique son blaze.

Eh bah, c’est pas mal. Non mais en fait, c’est même assez très bien. Grosse ambiance. Bon il fait vraiment trop sombre pour dessiner un truc intéressant, mais bon, vu qu’on danse, c’est pas fondamental.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis il y a LE truc que tout le monde m’a recommandé. Fat White Family.

Bon… Ben…

J’ai tenu trois chansons, et puis, là j’ai eu vraiment trop mal aux oreilles, les gars étaient complètement défoncé sur scène, selon mon accompagnateur et c’est vrai qu’entre chaque chanson les mecs s’asseyaient tous avec le chanteur qui boit tout le long.

Bel exemple pour la jeunesse.

Et après ? Ben après, c’est le moment où on est vieux et, alors que YOTA joue vers 23H30, on choisit de se rentrer.

Quoi c’est nul ? Oui ben, on a des familles nous.

Enfin pas moi.

Ouais, c’est naze.

Il faudrait vraiment que je me mette à prendre des drogues un jour.
Sur cette belle résolution, on va finir plutôt sur le dessin d’un couple qui s’embrassait, durant le trajet aller.

Bande de salauds.

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