Conseils au bédéaste autodidacte

19 mar 2013 by wandrille, 2 Comments »

Il arrive, parfois, souvent, que je reçoive des projets avec plein de bonnes idées, des choses prometteuses, mais pas du tout matures graphiquement et/ou narrativement. Des trucs pas au point, des oeuvres de jeunesses, qui, chez un étudiant en art releverait de l’essai, du test, mais qui, bien souvent, est l’oeuvre d’un autodidacte, quelqu’un qui n’a pas étudié en école d’art, qui ne le fera pas, parce que, en général, il a déjà quitté les études, il a un boulot, une famille, pas le temps, pas l’argent…

Souvent ce sont des gens qui ont découvert la bd via le blog, support ô combien décrié par les gardiens du temple et qui a permis, ne leur déplaise de voir émerger pas mal de talent, dont pas mal d’autodidacte (Mr le chien, Navo, Lommsek… des gens comme ça, et pas des manchots).

Or,  j’ai la sottise de répondre à tous les projets qu’on m’envoie en donnant des conseils d’amélioration : parfois j’ai le droit à une volée de bois vert de la part du quémandeur qui veut bien qu’on le considéère comme un pro si on  l’édite mais qui ne veut surtout pas qu’on lui fasse de remarques sinon (s’il s’agit d’une fille, j’ai en général une remarque concernant mon « paternalisme » un truc qui donne vraiment envie d’envoyer valdinguer tout projet d’origine hystérique par la suite).

Concours de sosie de Fredy Mercury associé à la lutte contre le paternalisme.

Et parfois, à mes retours —que j’espère constructifs la plupart du temps— il m’arrive une tuile pire encore.

le débutant me demande plus de conseils. Et là je suis bien emmerdé. Du coup, je répond, ça me prend des plombes, c’est chiant… Du coup, je copie colle une réponse faite récemment, pour pouvoir la forwarder à chaque fois. Je suis un paresseux, mais merde, ça va deux secondes le service personnalisé.

Comme il s’agit de bande dessinée, je vais distinguer le dessin, sujet où je ne suis pas le meilleur praticien, du scénario, un thème que je maitrise déjà un peu mieux. Et j’ajouterais même des conseils d’édition… Là, c’est moi l’expert, baby.

 (Pour le dessin, je précise que tout ce que je dis à été déjà traité en mille fois mieux par Thibault Balahy sur son blog dans sa fabuleuse série de texte « de l’apprentissage du dessin » : une 25 aine de textes parus, dont celui là, sur l’originalité du dessin, ici).

 

  1. Progresser en dessin

pour progresser, je préconise trois choses : la pratique, l’étude et la rencontre.

A// LA PRATIQUE

  • éloge du carnet de croquis.

Le meilleur conseil que je puisse vous donner, un truc à pas cher et qui donne de bons résultats, c’est le carnet de croquis : dessiner d’après nature, les gens dans le métro ou autres, dans une recherche de dessiner CE QUE VOUS VOYEZ, pas de faire un joli dessin ou de trouver un style. Dans un autre carnet, vous pouvez, dans une mesure restreinte recopier le travail d’autrui pour comprendre certains « codes », mais, attention, la copie ne remplacera jamais le travail de dessin personnel, le travail de l’oeil qui fait passer le réel en 3D au dessin en 2D.

n’ayez pas peur de Tricher en dessin, d’ailleurs. Le dessin n’est pas la photographie, le dessin c’est la tricherie, un peu, c’est refaire le monde non tel qu’il est, mais comme on le voit ou comme on le veut.

cherchez juste à dessiner.

Prenez un beau carnet que vous aurez plaisir à ouvrir et à remplir, pas trop gros pour l’avoir toujours avec vous, ne déchirez pas les pages, gardez les mauvais dessins et pondez du dessin

Faites attention au papier : certains papier ne sont pas agréable à travailler.

J’aime bien les carnets Muji, mais c’est un choix personnel.

  • Acquérir la technique

Pour les cours, c’est souvent utile de suivre des choses techniques : Nu (fondamental pour apprendre à dessiner les personnages), anatomie (ça aide pour la même chose) et perspective (pas mal pour maitriser le décor) il existe des cours du soir à pas cher un peu partout, mais aussi des sessions de dessins en bar ou autre…

Il existe aussi des livres, ma foi, si des gens ont pris le temps de les écrire, il y a surement là-dedans des choses à apprendre. Demandez autours de vous les livres de références, évitez les livres gadgets ou se limitant à un style particulier (dessiner en Manga, dessiner les super héros, dessiner les bonasses…) le dessin, c’est le dessin, le sujet, on s’en branle.
N’ayez pas peur de bouffer du technique, c’est autant d’appris qui vous libérera par la suite. Les mecs qui méprisent la technique sont toujours, je dis bien TOUJOURS, des buses en technique. Ils la méprisent parce qu’ils en sont incapable, trop gland et paresseux pour l’acquérir. En général, ces gens là se réfugient derrière le concept en prétextant que celui-ci est plus important. Le fond supérieur à la forme.

Bullshit : la forme est le résultat direct du fond. Si la forme est à chier, c’est probablement que le fond l’est aussi.
Quelqu’un qui torche son dessin aura probablement torché son histoire.

S’il avait pris du temps sur son histoire, il se serait refusé à torcher le dessin. C’est aussi simple que ça.

  • Changez de technique

Faites plein de choses, testez l’encre, l’aquarelle, le charbon, le crayon… ce ne sont que des choses que vous feriez en cursus scolaire.

L’ordinateur, c’est gentil, mais c’est un outil qui vous bouffe facilement au début : c’est facile, ça rend joli, mais ça ne vous apprend rien en dessin.

Ce n’est pas l’outil qui apprend, c’est le dessinateur.
S’il ne change pas d’outil, le dessinateur n’apprend rien.

Dessinez avec un cruciforme, c’est pas du tout la même sensation qu’avec un tournevis plat, d’après Bastien Vives.

B // L’ETUDE

lisez des choses faites par d’autre, dans des styles différents. Y compris des choses qui ne vous attirent pas mais qui ont du succès auprès des autres.  Cherchez à comprendre ce qui caractérise un style, reproduisez le et puis libérez vous en. Vous garderez des choses de ça, votre oeil et votre main apprendrons dans l’experience, quand bien même le résultat vous déplairait.

Si vous vous contentez de lire ce qui vous plait, vous risquez juste de devenir une pale copie des maîtres qui vous inspirent.
Faites vous violence, allez voir ailleurs.

Il y a des oeuvres dont vous avez entendu parler qui ne vous « disent rien » parce que le sujet, le dessin, que sais-je…

Eh bien allez les lire. J’ai pour ma part découvert MAUS à 25 ans, un livre que je connaissais depuis 10 ans mais dont le dessin et le sujet me rebutaient. Grossière erreur. Des amis libraires m’ont forcé à découvrir le travail des frères Hernandez en m’offrant Locas et Palomar City. Enfin, il m’a bien fallu se forcer à lire V POU VENDETTA ou LES WATCHMEN, quand bien même le dessin me faisait pas bander du tout, pour comprendre pourquoi Alan Moore est un génie.

Quoi ? C’est chiant ? C’est difficile ?
ben oui on petit, mais tu croyais quoi, que ce serait une partie de plaisir ?
La BD c’est du boulot et il faut un peu en chier pour sortir des trucs biens. Alors ferme ton clapet et va te cultiver un peu. Non mais.

C//LA RENCONTRE

L’intérêt d’une formation consiste essentiellement à se confronter à des techniques (vous pouvez le faire seule) à pratiquer (vous pouvez le faire seul) et, enfin, et là c’est plus délicat, à rencontrer d’autres personnes qui font la meme chose que vous et auprès desquels vous apprendrez et vous vous transmettrez des choses.

Essayez de fréquenter des gens qui FONT. Des gens qui éditent des fanzines, rencontrez des auteurs, d’autres dessinateurs.

Ouvrez aussi un blog pour montrer votre travail. Au delà de trouver un public, de vous obliger à produire, ça vous permettra de rencontrer d’autres gens.
de la confrontation née la création. Pas d’oeuvre sans lecteur, pas d’excitation sans émulation.

 

Dernière solution : les vidéos qui vous permettent d’apprendre à dessiner la Joconde sortant des flammes, tel un survivant.

2/ la narration :
Pour le scénario, de toute façon , y a peu d’école.

Malheureusement, les rares écoles d’art que je connaissent qui ne mérpise pas le médium BD ont encore cette vilaine tendance à favoriser le graphique sur le narratif.
ça peut se comprendre, même si c’est très con.  Un joli dessin avec une histoire nulle, ça reste un joli dessin, tandis qu’une histoire géniale avec un dessin baclé, ça reste un truc qu’on ne lira pas.

ça change, je crois, voilà bien dix ans que j’ai quitté les cursus artistiques, ptet on a évolué là-dessus, on me contradira surement dans les commentaires.
Voilà en tout cas mes conseils.

Encore une fois : l’observation, l’étude  et la pratique.

  • Observation

Comme pour le dessin, lisez des choses faites par d’autre, dans des styles différents. Y compris des choses qui ne vous attirent pas mais qui ont du succès auprès des autres.  Comprenez les astuces de narration, essayez de décortiquer le scénario, non par le ressenti, mais par la meccanique : qu’est ce qui rend l’ennui, l’excitation, l’action dans le découpage, quand on enlève tout le dessin : pensez chaque bd que vous lisez avec des personnages batons, redessiner les comme ça, et vous comprendrez la mecanique derrière.

  • L’etude

Faites en fait la démarche inverse de la création : partez du produit final et transformez le en story board. En enlevant le joli dessin qui bluffe, vous reviendrez à la base et vous pourrez décortiquer le truc.

Voire… Parce que finalement FROM HELL dans le genre torché…

  • La pratique : Autoprod rules !

La seule que je recommande est celle-ci : multipliez les petits projets,rien de pire que ces gens qui arrivent avec leur roman graphique de 160 pages ou le dessin a complétement évolué au cours du truc, ou, pire, les mecs qui t’envoie un projetd’une saga de 125 tomes, alors qu’ils ont visiblement eu du mal à découper trois pages.

Donc faire des récits courts, de maximum 16 pages (ça peut être un dessin par page) mais qui soit bouclés à la fin.

Un début, un milieu une fin, un propos.

Voilà, faites en plein et micro-éditez les, vendez les à vos amis et à vos proches pour payer l’édition, éditez en une trentaine au début : vous verrez, quand il faut les vendre derrière, on soigne vachement plus.

Une fois que vous aurez bouclé une demi douzaine de projet, vous aurez déjà résolu plein de petits problèmes de narration et vous vous serez posé des questions de scénariste et d’efficacité : comment raconter une histoire en juste 16 images, est ce qu’on comprend ce qui se passe dans ce dessin et caetera…

Je mets en garde contre le fanzine ou le collectif, qui peut être un truc très bien quand il est associé à l’exigence, mais qui est en général un recueil de trucs bancals mal branlés sans exigence aucune. Rien de pire que ces trucs de bric et de broc où « tout le monde est le chef » (eurk). Evidemment, quand ça va vers des trucs comme ARBITRAIRE ou ALIMENTATION GENERALE et autres choses de valeur, là, ça devient intéressant, on se retrouve dans la confrontation. Mais les projets collectifs ouverts, c’est souvent la démonstration que la bonne volonté ne garantissent en rien la bonne qualité.

Attention, la pratique du fanzinat, si elle conduit parfois à un rajeunissement des cellules, ne garantissent en rien contre le port de la moustache associée au gilet et à la cravatte de représentant en aspirateur.

Restez maitre de votre production jusqu’au bout dans un premier temps et faites vos projets sans les mixer à d’autre chose. Laissez les se défendre seul, sans vous noyer dans la masse.

Vous pourrez aussi vous posez des questions d’éditeurs : choisir un format original, un papier, raisonner une couverture, un titre et un prix… ce sont des choses que j’ai abordé déjà sur mon blog à diverses reprises.

bon ça j’en ai parlé ailleurs, allez donc chercher dans les archives.

Voilà bon courage.

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2 Comments

  1. bonjour dit :

    Boef… je suis pas d’accord avec tout et je le referai en beaucoup plus simple.

    1 – les filles à poil, les pots de fleur et tous ces trucs académiques emmerdants qu’on apprend en école d’art, tout ça c’est parfaitement dispensable pour faire de la bd, car dans la bd on dessine rarement des jolis pots de fleurs et des filles à poil, on dessine plutôt des gens habillés dans un décor avec des centaines d’objets, or c’est bien les deux points dur du dessin de bd, apprendre à dessiner les fringues et les décors aux mille détails de la vie quotidienne.

    Vous avez visiblement une vision assez limitée de la bd : des personnages habillés + du décor… Il existe tellement de bd sans cela… et le décor ne se limite pas à la vie quotidienne.

    Je pense que dessiner un décor, une personne habillé, un pot de fleur ou une fille à poil, c’est exactement la même chose, c’est du dessin et ça, ça passe par le dessin d’observation. Comprendre l’objet, le corps humain, passer de la 3D à la 2D, ça passe par un travail d’observation.
    Dessiner un personnage habillé, c’est aussi comprendre comment un vêtement se love sur un corps, et comment le comprendre si tu ne sais pas comment ce corps se comporte en dessous ?

    2 – d’accord pour le coup du carnet de croquis. Cependant je conseille plutôt de remplis le carnet de croquis avec les trucs qu’on va principalement dessiner dans les bd c’est à dire les scènes du quotidien, ça s’apprend surtout dans la rue et à la maison. Donc, faire beaucoup de croquis à la maison déjà pour apprendre à bien dessiner tous les meubles et les gens assis dessus. Beaucoup de croquis dans la rue aussi, apprendre à faire les bâtiments, les bagnoles, les trottoirs et les gens qui marchent dessus. Le métro et autres trains c’est très dispensable car on dessine pas beaucoup d’histoires qui se passent dans les trains, si on fait beaucoup de croquis dans les trains c’est parce qu’on s’y emmerde.

    Tout dépend du genre de bd qu’on fait. Le dessinateur de Rahan n’avait pas forcément beaucoup besoin de dessiner des gens dans le métro pour se documenter pour ses planches non ? Le croquis, c’est surtout de l’entrainement.
    Et on s’entraine où on peut. Dans les trains, principalement, quand on est citadin.
    Encore une fois, vous avez une vision très utilitariste du dessin. Et limitative. Comme si quelqu’un qui ne dessinait que dans des trains ne saurait par la suite dessiner que des intérieurs de trains….

    3 – passer par le blog n’est pas forcément une bonne idée, les trois à qui ça a vaguement « réussi » (toutes proportions gardées) sont l’exception qui confirme la règle. pour beaucoup le blog c’est démotivant parce qu’on dessine gratos alors on a tendance à dessiner de la merde sur le blog et c’est rarement vendeur. Il vaut mieux viser tout de suite les éditeurs pro qui vont vous remplir le frigo.
    Encore une vision un peu raccourcie des choses. Il n’y a pas que trois blogs intéressants et le blog n’est pas vu ici comme une source de revenue mais comme un vecteur d’entrainement et de progrès. On ne vous paie pas pour vous entrainer. On vous paie pour courir, mais, si vous ne vous entrainez pas, vous ne courerez pour personne.
    Le blog a une vertu de coaching et vous met au contact du public, d’un lectorat, ce qui est une source de motivation, pour certains, car, encore une fois, ce n’est pas la voie royale, c’est une des possibilités qui existe.

    4 – passer par le fanzine n’est forcément une bonne idée non plus, pour la même raison, sauf cas exceptionnels des auteurs à patte underground qui sont faits pour ce type de support, mais ça remplira pas le frigo. Bosser pour des nèfles ça démotive. Je citerai Salvador Dali qui a eu ce juste mot: « l’art aime l’argent, apprends tout de suite à faire fructifier ton pinceau ».

    C’est étonnant comme vous ramenez tout à l’argent. Mais avant de pouvoir vivre de son pinceau, il faut déjà le maitriser un peu… Or, à un moment ou à un autre, il y a donc un « travail » de dessin qui ne rapporte pas un sou… Faire connaître son travail, ça passe aussi par l’autopublication.
    Beaucoup de grands auteurs de bd actuels sont passé par la case fanzinat (je pense à Bouzard, par exemple). Quant à l’Art et l’Argent… si Salvador Dali (dont je ne suis pas trop fan du boulot) a eu ces mots… je vous renvoie à bien des artistes des siècles passés, Van Gogh en tête qui ont crevé la dale malgré une oeuvre majeure.
    Vous associez Art et Argent, alors que, vu votre vision des choses, la bd devrait plutôt être d’abord un métier qu’un art (ça peut se combiner du reste). Vivre de son art, c’est parfait, mais disons le, c’est limité à une certaine élite.
    Soit on accepte de faire son truc pour rien (dans un premier temps) et on est un artiste, soit on accepte de faire ce que tout le monde fait déjà et être payé là dessus, et on est un artisan, on apprend un métier. Quand je dis « son truc » je pense à une oeuvre personnelle, donc oui, à de l’art.

    Pas à l’art assimilé à la science du coup de crayon ou de pinceau.

    6 – d’accord pour le coup de copier quelques cases des maîtres, mais je suggère plutôt de taper dans les classiques qui ont cartonné en supermarché pour cause de maîtrise virtuose du dessin, même si ça vous parait vulgaire parce que c’est grand public, on apprend dix fois plus de trucs en recopiant boule et bill ou blueberry plutôt que maus ou lapinot, parce qu’il y’a dix fois plus de science du dessin

    Je vous conseille la lecture de « understanding comics » de Scott Mc Cloud pour que vous compreniez en bande dessinée l’utilité et la différence entre un dessin idéalisé et un dessin réaliste.
    Pour le reste et vos évaluations de la « science du dessin »… je vous renvoie au bureau statistique du café du commerce bar PMU du coin de la rue.

    7 – pour les points techniques comme la perspective ou l’anatomie, pas la peine de vous faire chier à raquer des cours du soir, il y’a des bouquins à la fnac qui vous enseigneront tout ça mieux que n’importe quel prof.

    Non, parce qu’on zappe le travail de l’oeil du passage de la 3D à la 2D.

    8 – pour l’apprentissage de la technique de narration, y’a les bouquins sur le cinéma, le storyboard, et toutes les règles relou du cadrage, qui peuvent aider, mais le mieux c’est de trouver ses propres codes, les meilleurs auteurs ont toujours cassé les règles académiques du bon goût.

    Quel grand lecteur… Cependant, pour pouvoir « briser les codes », il faut d’abord les connaitre et les maitriser… Or comment briser quelque chose qu’on ignore ?

    9 – google est ton ami. pour faire de la bd on a besoin de documents photo. avant il fallait s’emmerder à aller à la bibliothèque, maintenant on a tous en trois clics

    Non, parce qu’on zappe le travail de l’oeil du passage de la 3D à la 2D. D’autre part, on ne crée pas « son » image, mais on vole le travail d’un autre… (on le réinterprête, si on veut…)

    10 – il n’y a pas que la b.d. dans la vie, beaucoup d’autres métiers utilisent les mêmes techniques de dessin: l’illustration, le dessin animé, le jeu vidéo, etc… ne vous fermez pas ces portes et gardez un oeil dessus.

    Pour les techniques de dessins, surement, pour la narration, surement pas… Heureusement que là, on parlait de bande dessinée…

    Voilà. Bon courage les jeunes.

  2. Le concasseur de gonades dit :

    J’apprécie votre blog, les sujets qui y sont abordés et leur traitement de fond me semblent intéressants. Il m’apparait cependant que soigner l’orthographe, les accords et la conjugaison permettrait à vos lecteurs d’éviter d’avoir trop souvent les yeux qui piquent. Désolé de vous faire cette remarque, mais si ça peut vous consoler j’ai plus ou moins l’impression d’être dans le rôle de l’invité qui pose sa pêche en plein milieu du salon de son hôte. C’est le fait que vous indiquez travailler dans le domaine de l’édition qui me pousse à cettre outrecuidance. Amicalement, un cuistre bienveillant.

    Cher concasseur,
    Votre remarque est parfaitement juste et exacte et, ma foi, forumlée avec la politesse qui convient.

    Je travaille effectivement dans l’édition et, connnaissant mes faiblesses, je m’entoure de correcteurs pour les livres. Qui valent plus le coup d’être corrigés que ma petite prose.
    Ce n’est pas une excuse : l’essentiel des fautes qui ponctuent mes posts tel une ponctuation est dû à l’innatention. Un psychiatre vous expliquerait que c’est parce que je n’estime pas assez mon travail pour penser qu’il mérite d’être soigné. Je préfère dire que je suis un gros paresseux qui hait se relire…

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